Kokremitaine initié

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Joined: 20 Apr 2009 Posts: 10
Localisation: Sannois 
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Posted: 140905 29 20092009-05-14T15:09:25+00:0031. -17 : 13 : 39 Post subject: FFVIII FF / Les Chroniques de Pandore / Autres chapitres |
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Scène 3 : Déliquescence
Squall et Irvine empruntèrent l’ascenseur, laissant les élèves passer par l’escalier en rouspétant. Dans la cabine la musique douce insupportait Squall ce qui l’obligeait bien à faire autre chose ; mais il ne voyait pas quoi, pas le temps de faire une partie de carte. C’est Irvine qui tapa la discute en premier : « Linoa et toi, ça roule ? demanda Irvine sans se soucier de l’expression de Squall qui se demandait pourquoi il posait une question pareille. -…Mouais pas trop mal. Mais en ce moment elle me prend la tête pour qu’on aille vivre à Winhill alors que c’est trop isolé, trop loin et pas pratique pour aller au boulot. » Là s’en fut trop pour Irvine le sensible qui bloqua l’ascenseur en appuyant sur le bouton d’arrêt d’urgence. « Bon sang, qu’est-ce que…commença Squall. -C’est plutôt à moi de dire ça mon pote, non mais tu te rends compte que depuis déjà quatre ans cette nana s’accroche à toi comme…comme Zell au dernier bretzel de la cantine, et toi ! Toi ! Tout ce que tu trouves à dire c’est ‘’Winhill c’est trop loin’’ ou bien ‘’Linoa me prend la tête’’ ! Mais tu penses un peu à moi des fois ? -Co…comment ça ? -Bah oui j’en ai marre, merde, que tu me fourres toujours au second rang et Linoa aussi me prend la tête. Elle a tendance à me confondre avec son Freud perso et m’appelle au tel’ sans arrêt. Encore un peu et elle va m’appeler ‘’docteur’’. Alors mec bouge toi parce que des filles amoureuses comme Linoa c’est rare, vraiment c’est très rare, surtout d’un demeuré comme toi. » Sur ce, Irvine appuya sur le bouton de l’ascenseur qui reprit sa descente normalement. Squall paraissait plutôt circonspect. « Si tu veux Irvine, je te mets en première ligne de combat… -…Là, je sais plus quoi dire… » Irvine se prit le visage dans les paumes, mi-hilare, mi-désespéré pour le misanthrope à coté de lui. L’ascenseur arriva au sous-sol n°2 de la partie ‘’mobile’’ de la BGU. Pour expliquer simplement, les membres du comité budgétaire de l’intendance ont décidé, il y a quatre ans d’investir massivement dans la rénovation de la flotte et la construction d’une base fixe à proximité de la mine de soufre afin de se servir de la source géothermique à la place du pétrole, trop instable et trop cher. Malheureusement, l’argent dépensé fut tel, que même les contrats de mission ne servaient plus à combler le déficit de la BGU. D’où une fréquentation de plus en plus grande à l’Université de jeunes ‘’j’m’en foutiste’’ et de fils à papa.
Le sous-sol n°2 était réservé à la paperasse confidentielle. Les rangers et les santiags de Squall et Irvine claquaient sur le sol chromé sans attirer l’attention de Shu ou d’un autre Seed, trop occupés par leur boulot. Ils arrivèrent dans le dos de Shu qui ne se retourna que par simple intuition féminine. « Salut Squall, ça fait un bail ! -Salut Shu. Comment vont les monstres d’Esthar ? -Trèèès mal, tu peux me croire, dit-elle avec un sourire tout en passant ses doigts sur ses hanches où se trouvaient deux revolvers à impulsions. »
Pendant ce temps, une équipe de bruleur-nettoyeurs arrivait dans ce qui semblait être un cimetière de monstres. « Oh, l’massacre, dit le premier sur les lieux. -Un vrai carnage… ajouta le second arrivé. Y’paraît qu’le Seed qui a fait ça est une gonzesse. -Quoi ? Une Seed ! Bah, merde alors, j’suis bien content de plus être un soldat galbadien. » Un peu plus loin une voix, qui mâchait ses mots autant que les deux autres, tempêtait dans le camion-benne « Qu’est’que vous glander ? Band’e’bouseux eud’ galbadiens, y’a du pain sur la planche ! Au boulot ! » Ordonna le troisième en crachant par la vitre un vieux cigarillo mâchouillé. « Bon bah quand faut y’aller m’sieur Biggs. -Bèèh ouais Wedge. Not’ boulot est p’tet crasseux, mal payé et humiliant mais au moins on prend plus d’coups. -N’empêche qu’il faut l’faire, tuer tous ces monstres avant que les premiers ne se désagrègent. » Biggs et Wedge commencèrent enfin à bruler et à ramasser les carcasses de monstres pour les mettre dans le camion-benne.
« Désolé, je n’ai pas pris le temps de lire ton rapport, dit Squall. Quel est ce phénomène si mystérieux dont m’a parlé Geyser il y a deux semaines ? -Et bien selon lui, il aurait découvert une nouvelle matière, aux propriétés inconnues, encore non classable, à Esthar, plus précisément au dernier impact de la ‘’larme sélénite’’. -La vieille gare et la ‘’Lunatic Pandora’’… -Exactement. L’équipe de chercheurs que je dirigeais, a remarqué quelque chose d’étrange : les compteurs Geiger s’affolent beaucoup moins à proximité de l’impact que lorsque la ‘’larme’’ se forme sur la Lune. -Ça ne m’étonne pas vraiment, dédaigna Squall. La chute remonte à quatre ans, la radioactivité a dû s’atténuer. -Tu te trompes Squall. La radioactivité a certes diminué dans l’air mais il reste un écart énorme entre ce qu’on devrait trouver et ce qu’il y a réellement. -Un écart tu dis, mais par rapport à quoi ? -Par rapport… à Trabia, déglutit-elle. »
Squall réfléchissait en se massant les tempes ; apparemment il y avait un lien entre ces éléments ; cependant il ne trouvait pas lequel. Brusquement, son expression de visage changea de tout au tout «Au fait Shu, pourquoi es-tu allée à Trabia ? -J’y étais bien obligée pour comparer les résultats et confirmer l’hypothèse de Geyser. Nous avons fait des fouilles et trouvé ceci, dit-elle en lui tendant une fiole dans laquelle se trouvait un liquide cristallin, de couleur verte et phosphorescent. -Voici donc la fameuse matière dont tu m’as parlée… C’est bizarre, j’ai vraiment l’impression que je devrais m’y intéresser ; mais quelque chose m’… en empêche (Squall semblait chercher ses mots ; signe d’un certain agacement). Ça me rappelle… MES ULCÈRES D’ADOLESCENCE ! » Et Squall brandit d’un geste rageur devant le nez de Shu une note mirobolante, concernant les dépenses faites lors de cette mission ; une note qui trainait sur son bureau et qui n’échappa pas à Squall, s’élevant à plus de… « Deux millions et demi de gils ! Pour une foreuse-extractrice, Shu ! Je me demande des fois si tu ne veux pas la mort de la BGU… - Eh oh ! Excuse-moi de faire passer les obligations de nos contrats avant notre budget, monsieur-je-tiens-à-mon-fric-plus-que-tout-au-monde. -Mm, c’est ça, fais ta maligne devant moi ; tu veux en parler avec Selphie ? C’est elle qui s’occupe de la paperasse après tout, je payerai cher si elle ne te fait pas une gueule d’enfer après cette folle dépense, surtout pour ramener un produit radioactif. -Tu n’as pas à flipper d’une dose qui ne tuerait même pas une mouche ! »
Scène 4 : Les grands esprits se rencontrent…
Squall passa la feuille à Selphie le sourire au coin. Des cernes s’étaient formés sous les yeux de la jeune Seed à cause du surplus de travail. « Tiens un cadeau pour toi… -Ah ? Aaaah….Aaaaaaaaaaaah ! Shu ! Tu n’imagines pas de toute la paperasse qu’il y a à taper pour justifier une dépense pareille auprès de Cid (Elle se tourna ensuite vers Irvine la voix aussitôt mielleuse) Irvine chéri, tu peux aller me chercher du café s’il te plait… beaucoup… (Elle changea encore d’humeur en s’adressant de nouveau à Shu) j’en aurai besoin. Et sans parler de la crise qu’il va me faire ! -Raah, c’est bon, vous commencez à m’agacer à la fin ! -Il n’empêche que tu es bien meilleure stratège que boursière, ironisa Squall en souriant comme il le faisait maintenant plus souvent - ce n’et pas grave après tout il ne s’agit que d’un peu d’argent, assura Irvine en adressant un clin d’œil à Shu. » Quand Squall eu bien finit son entretien avec les Seeds il se décida à rejoindre ses élèves laissés aux bons… soins de Zell. « J’espère qu’ils sont toujours vivants, la plupart d’entre eux ont leurs parents qui payent la pension » pensait Squall mi-sombre mi-hilare. « Hé, Shu a raison, je suis devenu radin ! » La voici justement qui courait pour le rattraper, il bloqua avec son pied l’ascenseur. « Squall, j’ai oublié de te dire que tu as un visiteur aujourd’hui… -Qui est-ce ? Si c’est encore un journaliste tu peux lui dire d’aller se faire f… - Ecoute-moi, c’est important ! Il s’agit un scientifique stagiaire plutôt doué il travaille d’ailleurs avec Geyser, il est originaire de Trabia et s’appelle Carol…Carol Strength. Aller, salut ! -Salut. » En prenant l’ascenseur Squall eu la nette impression que quelque chose de grave allait se produire. Il arriva à l’entrée de la serre où un homme se trouvait adossé au mur. Il était trop chaudement habillé avec son manteau rembourré et son chapeau de feutre ; a n’en pas douter cet homme venait de Trabia. Quand Squall l’aborda, il rajusta tout d’abord ses lunettes puis lui tendit la main. « Squall Leonheart, je présume…dit il d’un air qui se voulait bienveillant. -En effet, vous êtes surement monsieur Strength. Pardonnez mon retard votre venue m’a été averti il y a peu de temps. Comment saviez vous qu’il fallait m’attendre ici ? -Un certain monsieur Dintch m’a prévenu, répondit Carol souriant mais distant. Où puis-je me changer s’il vous plait ? La chaleur de Balamb commence à m’étouffer. » Ça ne m’étonne pas, tiens. « Allez au dortoir, quatrième couloir en partant du Hall. Revenez si vous le voulez et ne parlerons des fouilles de Trabia après une séance d’entrainement. -Ce sera avec plaisir, acquiesça le scientifique en s’épongeant le front. »
Squall entra dans la serre de combat en tendant l’oreille ; au loin il entendait quelques plaintes et des cris affolés, signe que la plupart de ses élèves s’entrainaient sérieusement contre les T-Rex. Il parcourait les enclaves l’une après l’autre se débarrassant des monstres qui le gênaient et finit par rencontrer Zell accompagné de deux élèves, la tête haute et le pied appuyé contre le torse d’un pauvre T-Rex mort. « Hé Squall t’as eu une idée géniale en m’envoyant tes élèves, s’exclama Zell visiblement ravi. Faudrait que t’ais plus d’idées comme ça, on s’éclate d’enfer, mon pote, n’est ce pas les mômes ? -Tu parles…souffla une étudiante crevée. -Content de t’entendre le dire, dit simplement Squall. Ou sont les autres ? -Oh ils doivent être en train de faire leur fête aux monstres ailleurs ! -Mouais, dit Squall pas vraiment convaincu. Je vais voir à la salle secrète… -Ah bon ? En tout cas nous, on y retourne ! Garde à vous soldats ! -Oh non… On en peut plus. -J’ai dit : on va dégommer des monstres et plus vite que ça ! Scanda joyeusement Zell » Zell s’en alla dans un autre habitacle en trainant par les pieds les élèves de Squall qui l’imploraient du regard. Ça vous apprendra à ne pas connaitre vos leçons. Squall fut à peine devant la porte de la salle secrète qu’une trombe d’une dizaine d’étudiants partit en courant. « 22 ! Voila le prof, on s’casse ! -Que ? Espèces d’imbéciles, je vous connais tous vous serez collés… » C’est alors qu’une jeune et jolie étudiante se prit la cheville dans la racine d’un arbre et qu’un T-Rex affamé et fort, tenta son coup. Sa mâchoire se rapprocha dangereusement de la jeune fille. Squall avait juste eu le temps de dégainer sa gunblade lorsque les crocs du monstre furent sur le point de la déchiqueter. Mais la gueule béante du monstre ne se referma pas sur l’élève, elle fut stoppée à seulement un mètre de son casse-croute, retenue par Carol en t-shirt, arborant un tatouage sylvestre sur l’avant bras droit et des matraques accrochées aux poignets. Il le tenait fermement à deux par le museau. « Ice Wood » clama-t-il et ses matraques se recouvrirent de pics gelés que Carol cogna violemment sur la mâchoire du monstre, valsant contre un rocher mais se relevant encore plus furieux. Squall chargea le T-Rex qui ne prêtait attention qu’à Carol désormais, et il l’entailla profondément dans la pate si bien que le monstre s’écroula sous son poids. « Votre technique est intéressante, dit Squall en achevant le T-Rex d’un coup de lame dans les tympans. -Je l’ai développée à Trabia comme il y fait souvent froid c’est simple de la maitriser; je suis évidemment avantagé envers les monstres de feu et redoutable en contre-attaque. Au fait, inutile de continuer à me vouvoyer… Appelle moi par mon prénom ; à moins que cela ne te déranges. -Bien sur que non, Carol… »
Scène 5 : Toujours…
Zell serra chaleureusement la main de Carol comme à son habitude mais il fit la gueule après avoir vu Le Tyrannosaure à terre. « Hé mais ! Il est énorme celui-ci ! Squall, t’aurais pu m’appeler, je m’emmerde en ce moment ! -C’est que, tu sais, les T-Rex puff… fit Squall d’un geste nonchalant. » La sonnerie de fin des cours retentit et les élèves se préparèrent à partir mais Zell les retint : « Holà vous deux ! Vous travaillez bien à la cantine c’est ça ? -Euh, oui …répondit l’un deux (Tais-toi crétinus, pestait le second) -C’est bien, ça ! Faites moi plaisir, amenez moi autant de bretzels que vous le pourrez et p’tet que je vous donnerais des points en bonus ! Qui sait… -Hum, c’est fini pour la semaine, dit Squall qui se fichait que Zell soudoie les étudiants. Je vais à Timber, voir Linoa. -C’est cool Squall, moi aussi je vais voir ma meuf. Aller, bon week-end les gars ! S’exclama-t-il en talonnant vers la sortie. -Hé Zell ! -Quoi ? -On part ensemble gros nigaud, je dois prendre le train à Balamb. -Ah oui, c’est vrai ! Ce sera génial, on va passer par les forets pour tuer des T-Rex ! » Encore ? pensèrent Carol et Squall. « Si ça ne vous déranges pas, je viens avec vous…déclara Carol -Pas de problème, dirent Zell et Squall en même temps. » Ils traversèrent la plaine sans encombre, entrainés par l’enthousiasme débordant de Zell. Ensuite, Squall prit le train pour Timber. Il arriva vers vingt heures à la gare de Timber, ville déjà somnolente, passa à coté de l’hôtel et entra dans l’immeuble où Linoa louait avec lui un petit studio très confortable et peu cher. Il frappa à la porte qui s’ouvrit à toutes volées. Squall s’attendait à ce soit Linoa qui l’accueille en lui sautant au cou mais en vérité, ce fut… « Doucement…Angel, doouuucement, oui moi aussi je t’aime beaucoup » disait Squall à la chienne de Linoa qui le papouillait le visage. Heureusement, l’accueil de Linoa fut plus romantique encore. Elle arriva toute fraiche, en tenue légère bleue et claire, et embrassa Squall fougueusement qui se releva tout aussi emballé tandis qu’Angel jappait avec bonheur autour d’eux. Le couple dansait presque, Squall tenait sa dulcinée par les mollets enserrant sa taille, et elle entortillait ses bras fins et blancs derrière la nuque du beau ténébreux. Ils tombèrent comme cela pendant un moment avant de retomber sut un fauteuil du salon cosy. Linoa défit alors ses lèvres de celles de Squall. « Salut toi…Tu m’as manqué. -Voyons Linoa, on s’est vu ce matin. » Tout d’un coup, Linoa s’enleva de la chaleur de Squall et lui tourna le dos. Quel con, non mais quel con…se lamentait Squall très amer envers lui-même. « Linoa, excuses-moi, je… -Je ne t’en veux pas du tout, dit Linoa. Mais si tu faisais un effort de… compréhension, ça irait mieux. J’habite depuis trop longtemps à Timber, et le matin alors que je me réveille peu à peu, personne n’est dans mon lit, personne…comme il y a quatre ans. Pourquoi tu ne veux pas aller vivre à Winhill ? Après tout, c’est ton village natal, il est proche de Deling City, ça nous permettrait d’être proche de nos racines. -Je… »Commença Squall, mais les mots lui manquaient. Winhill. Cette bourgade recelait tellement de sens pour Squall, elle avait trop d’importance à ses yeux. Il est né la –bas, sa mère y reposait en paix, le lieu de rencontre de ses parents. Cette ville était décidément trop lourde de souvenirs pour que Squall et Linoa aillent y vivre maintenant. Le temps n’effaçait toujours les blessures passées. Quant à Linoa, elle s’évertuait renouer les liens qu’elle avait autrefois avec son père le major Caraway. Est-ce le destin qui avait noué Linoa et Squall inextricablement ?
La jeune femme en bleu s’étira. Il était vingt et une heure. Squall l’embrassa encore, avec passion. « Squall…Promets moi que nous nous aimerons toujours, dit elle entre deux baisers. -Je te le promets…pour toujours. » Le reste de la soirée se passa superbement bien ; ils virent un diner aux chandelles avant de faire l’amour avec toute la fougue qu’ils avaient sur un sommier moelleux puis s’endormir entrelacés.
Scène 6 : …Au mauvais moment
On sonna à la porte très tôt le lendemain ; Squall sauta du lit sans réveiller Linoa et alla ouvrir. « J’ai une lettre recommandée pour monsieur Leonheart, dit le facteur. » Squall prit la lettre et signa le reçu.il déchira l’enveloppe et lu la lettre qui lui indiqua une mission de Cid Kramer. Comme les termes utilisés dans l’administration étaient particulièrement pompeux, Squall se contenta de survoler la lettre. Comme il s’en doutait la mission concernait les fouilles de Trabia. Squall prépara une carafe de café et laissa la lettre sur la table du salon. Linoa arriva dans la cuisine, l’œil bizarre. Elle l’a vue…et mince. Squall se prit la tête dans la main droite. « Encore une mission… Elle ne sera pas trop longue, j’espère ? -Je n’en sais rien, ce n’est pas spécifié. -Oh…je vois, fit-elle en tournant en rond et retournant le problème dans tous les sens. J’en ai assez, je viens avec toi. -Hein ? Hasarda Squall. C’est impossible, tu n’es pas Seed. » Cette fois-ci Linoa failli piquer une vraie crise avec des larmes et des jérémiades comme n’importe quelle femme rendue hystérique. La vie qu’elle menait auprès de Squall l’aurait rendue comme ça ; sauf que Linoa n’était PAS n’importe quelle femme ; derrière ses airs angéliques se cachait une combattante fille d’un militaire qui plus ai. Ce qui donna cette situation : « Tu m’énerves à la fin ! Cria-t- elle en contrôlant tous ses aigus. Tu débarques dans ma vie ! Tu vas, tu viens, on fait l’amour, on dine, tu pars et je vais bosser loin de toi ! C’est ça la vie pour toi ? -S’il te plait Linoa, tu savais que ce serai comme ça. Je suis Seed, j’ai… -Je me FICHE du Seed !hurla-t-elle avec force mais contenance, en abattant ses bras tels des volets. -Mais tu veux en faire partie ; c’est contradictoire. -Je sais, dit Linoa en regardant Squall droit dans les yeux. Et à ton avis, pourquoi je le veux ? » Les magnifiques yeux noisette de Linoa se plongèrent dans ceux de Squall. Il y avait de la passion et une inébranlable conviction : celle d’un amour fou. Squall le voyait ; il partit de l’appartement, laissant Linoa.
Scène 7 : Particulièrement importune et inattendue
Dans la cabine en classe affaire Squall se massait les cheveux ardemment en lisant des fiches descriptives de postulants à la mission ; Squall de son coté devait choisir au minimum trois élèves, et au maximum trois Seeds pour la mission à Trabia. Celle ci concernait les fouilles, une histoire de monstres attaquant les foreurs travaillants sur les lieux et avait pour objectif la sureté des ouvriers jusqu’à la fin du forage et de la pose des passerelles. Squall défit sa veste et la posa sur une banquette. « Pfiou, qu’est ce qu’il fait chaud ! -Mon petit train……entonna une voix charmante à l’extérieur de la cabine -Hum ? » Squall sortit, intrigué. « Qui m’emmène loin…de mes chagrins…. -Selphie ? -Oh, Squall ça va ? -Oui, et toi ? (Très bien, très bien répondait Selphie) Pourquoi tu es dans ce train ? Profites de ta permission. -Je reviens de Galbadia, avec Irvine on a fait la rumba dans une boite puis dans un bar. C’était génial ! Mais maintenant Cid m’a confié une mission, il me faut ma tenue de soldat. - C’est une mission à Trabia ? -Comment tu le sais ? Ooh….se plaignait Selphie en s’agenouillant a même la moquette. -Selphie, t’es ivre ? -Non, non, non, mais quel goujat tu fais Squall ! J’ai juste une gueule de bois pas croyable. Un peu trop profité de ma perm’ comme tu vois mais…merci (Squall l’aidait à se relever) mais pas autant qu’Irvine .cet imbécile à défier au bar un mec balèze à la picolette ; y s’est planté la tête dans la table au bout du vingtième verre de Téquila en écrasant son chapeau et en ronflant comme un cochon. Je ne te dis pas la hoooonnnte ! Le pire c’est que j’ai du le trainer jusqu’à son appart. L’est lourd le cow-boy ! -Vous ne tiendrez jamais l’alcool c’est l’alcool qui vous tient, commenta Squall ironique. - Quelle spiritualité franchement on ne croirait pas comme ça à te voir, répliqua Selphie. » Une porte au fond du wagon s’ouvrit. « Coucou ! s’exclama la jeune fille en bleu. -Hein ? Linoa, tu ….commença Squall. -Salut ma belle ! dit Selphie contente de voir son amie. -Attends un peu Linoa ! Tune devrait pas allez bosser aujourd’hui. -Nous sommes dimanche Squallichounet chéri, tu as oublié ? Tu devrais théoriquement passer la journée avec moi, le seul jour de la semaine de libre, tu te souviens ? - Oui, excuse-moi, dit piteusement Squall. -Squallichounet chéri, pfu hu hu hu, pouffait de rire Selphie. Vous êtes miiiiiiiignons tous les deux à gentiment vous disputer. » Squall jeta un regard noir à Selphie qu’elle soutint facilement car elle savait que son ami était en vérité d’une gentillesse sans faille. Le train arriva enfin à la gare de Balamb City. Ils prirent une fourgonnette de la BGU laissée dans le parking du port et allèrent en direction de l’université. « Tu peux mettre la radio s’t’eu plait ? » demanda Selphie à peine installée. Au passage, ils virent Zell discuter avec le garagiste. Les deux hommes se faisaient visiblement la tronche. A la radio, un rythme de salsa animait l’intérieur de la voiture et déchainait Selphie qui faisait des grimaces, sa drôle de figure collée à la vitre, aux monstres courant après eux. Elle a vraiment vingt et un ans ? se demandait Squall douteux tandis que Linoa l’agrippait, la tête sur son épaule. De temps à autre, ils s’embrassaient en écrasant un émildea malchanceux, viré vite fait par un coup d’essuie glace.
Scène 8 : Une équipe… de rêve ?
Les aspirants Seeds se tenaient en rang et au garde à vous depuis une bonne de vingtaine de minutes. Ils étaient quarante, tous à postuler pour cette mission, sans permission mais une grande possibilité de monter en grade et d’obtenir une prime intéressante. Squall revêtait se tenue Seed ainsi que Selphie, aucun des deux n’avaient scrupuleusement étudié les ‘’scan ‘’ des futures recrues. Ils allaient donc jouer à l’instinct ; évidemment, Carol et Linoa, étaient pris d’emblée pour leurs aptitudes. Ceux-ci faisaient d’ailleurs plus ample connaissance. « Linoa Heartilly, enchanté de vous rencontrer, enfin…dit Carol en faisant un baisemain, puisque l’homme semblait rompu aux usages de la bourgeoisie trabienne. -Moi de même, dit Linoa en rougissant un peu bien qu’auparavant on l’appelait carrément ‘’princesse’’. -Hé hé, on dirait que t’as un nouveau rival, chuchota Selphie à Squall. -Ne dis pas n’importe quoi… » Squall faisait les cent pas devant les élèves, les éliminant du regard les uns après les autres, Selphie le suivait en imitant ses expressions, ravie de pouvoir s’amuser un peu sans que personne ne s’en aperçoive, poussant la mimique jusqu’au grattage de barbe. Mais malgré son attitude désinvolte, elle bossait aussi de son coté. Squall fut tout de suite attiré par un jeune à l’allure arrogante et absolument puissante, les cheveux ras et clairs. « Quelle est ta spécialité ? lui demanda Squall en aparté. -La gunblade, répondit le jeune fièrement, et ma limite c’est ‘’Bath of Blood’’. » Un sourire apparu sur le visage de Squall, peut-être il semblerait. ‘’Bath of Blood’’ est une technique redoutable…pensait Squall. Cette limit avait pour effet de frapper tout ennemi dans un certain rayon pour régénérer les alliés dans un cercle plus grand. Fut choisie ensuite une adepte du fléau droit et du soin avec la technique ‘’Sanatorium’’ et enfin, Selphie désigna à Squall un mitrailleur, dont la ‘’limit’’ était ‘’Tir Croisé’’. « Bon, cette fois ci je crois que nous sommes prêts, dit Squall en se tournant vers les postulants. Jack Léto, Ling Kimona et Tony Stanlesler, approchez s’il vous plait ! Les autres… rompez ! » Jack salua ses supérieurs, Ling dit aux recalés d’aller se faire voir et Tony fanfaronnait. « En avant soldats ! A la plate forme de L’Hydre, au pas de course ! ordonna Squall. -Une minute Squall ! Coupa Nida qui passait par le Hall à ce moment (les bottes de Squall crissèrent sur le sol) N’aurais tu pas besoin d’un pilote à tous hasards ? -Non, désolé Nida, Selphie pilote très bien l’Hydre tu sais… -C’est moi ! s’exclama Selphie qui s’effondra de suite sur ses genoux. Ouuuh, que j’ai mal à la tête… -Hum, à la rigueur, Nida ce ne serait plus mal, admit Squall. -Je suis à vos ordres chef Squall ! -…Ne m’appelle plus comme ça… » Une fois l’équipe bel et bien au complet (trois Seeds et cinq aspirants) ils embarquèrent sur l’Hydre dont la passerelle se trouvait juste au dessus du campus, tenue dans les airs par de solides poutres d’aciers. « Passe moi les clés…euh le code s’il te plait Nida, quémandait Selphie. -Hé, tu me prends pour un débile ou quoi ? J’ai bien remarqué que tu n’es pas en état de piloter. Je tiens à ma vie. -Mais non, voyons, je vais bien, regarde, un doigt sur le nez, la jambe en cloche-pied, tu vois, je ne tombe paaaas…. ! -Je me demande si j’ai bien fait de te prendre dans le groupe, marmonna Squall. -Tu n’avais pas le choix, je suis la deuxième titulaire du groupe, rappela Selphie tandis qu’elle montait dans l’engin. -Hé, en voila une fine équipe, une vraie ‘’dream team’’, ricana Jack en se passant la main sur ses cheveux ras. » Squall, Nida et Selphie accablèrent ensemble d’un œil sombre cette présomptueuse recrue. Linoa glissa quelques mots dans le creux l’oreille de Squall qui s’exclama : « Hein ? Bien sûr que non, il ne me ressemble pas ! Même pas un peu ! » L’hydre filait dans l’air et sur les nuages, tel un dragon ; une fois que la moitié du trajet vers Trabia fut parcourue, Selphie s’étonna d’une chose : « Tiens, c’est bizarre, je crois que j’ai oublié mon nunchaku à Galbadia. -Quoi !? crièrent Squall et Nida, qui appuya violemment sur les aérofreins. -Ça ne m’étonne pas d’une poivrote, se moquait perfidement Jack. -Ah ? Non, je l’ai retrouvé. T’as dis quoi déjà p’tit con ? » Selphie donna un coup de nunchaku dans les parties sensibles de Jack qui se laissa tomber à terre pour se remettre sur pieds aussi rapidement : « Fais gaffe à ce que tu fais petite Seed… tu n’as pas la carrure des chefs et ça se voit. -Et toi fais attention à ce que tu dis, rétorqua Selphie remontée à bloc. Tu n’as pas l’allure des tombeurs et ça se ressent ! -Restes à ta place Jack, intervint Squall quand l’aspirant apposa sa main à sa gunblade. Je ne veux pas de bagarre dans mon équipe. » Ling poussa un juron en retenant Jack par l’épaule. « D’autant plus que tu n’as aucune chance face à une Seed comme Selphie, si petite et enivrée soit-elle » pensait Squall philosophe à ses heures.
Scène 9 : La fosse de Trabia
« Squall, ton groupe ne m’inspire pas confiance, et cette mission c’est pareil, dit Linoa alors qu’ils s’étaient tous deux éloignés du cockpit. -Tu me dis ça sincèrement ou c’est juste un prétexte pour t’emparer de moi ? -Je suis très sérieuse Squall ! -C’est bon, j’ai compris, ne t’inquiètes pas trop, ça ira, tout se passera bien. Ce n’est qu’une mission de routine, rien de très méchant. » Ils se prirent l’un dans les bras de l’autre, et tremblaient intérieurement. Pourquoi une telle tension ? Pourquoi maintenant, alors que leur histoire devenait vraiment établie ? Ils voulurent s’embrasser mais à l’instant où leurs lèvres s’effleuraient, Carol descendit à l’improviste. « On arrive, dit-il. La Perforeuse est juste en-dessous de l’Hydre. -Merci. En fait Carol t’as une G-force ? demanda Squall. -Oui, elle s’appelle Dryade, je l’ai trouvée tout à fait par hasard au détour d’une forêt trabienne. -C’est bien, tu me l’as montreras un jour. -Sans aucun doute, un jour prochain… » Très bientôt, cher Squall… Le monstre d’acier atterri sans encombre sur la plateforme prévu normalement pour les hélicoptères. L’appareil prenait la moitié de l’espace présent. Geyser était déjà sur les lieux, attendant impatiemment avec deux représentants d’Esthar, Kiros et Ward, en tenue civile cependant avec seulement un badge d’accès agrafé à leurs vêtements. L’équipe descendit de l’Hydre, Squall en premier et serrant la main amicalement aux deux amis de son père, mais se contenta de saluer militairement le vieux savant. « Vous z’êtes en retard, cracha Geyser. Heureuzement qu’il y avait les conseillers du Prézident, zinon les monztres n’auraient faits qu’une bouzée des z’ouvriers. Ah, Carol, z’attendais les rézultats de tes z’exzamens, zuis moi dans mon labo. » Une fois les deux scientifiques partis, Squall engagea la conversation avec les deux compères. « Il y a des monstres puissants dans les parages ? demanda le Seed d’entrée de jeu. -Ouaip, sauf qu’ils ne viennent pas de l’extérieur de la station, mais du cratère repercé, répondit Ward. -Des monstres inconnus à ta génération Squall, le genre que l’on rencontrait il y a vingt-deux ans, renchérit Kiros. Normalement, ils sont censés avoir disparus. En bref, des monstres du passé resurgissent de ce cratère. Depuis Geyser est harcelé par la presse et des militants anti-biomenace. -Et alors je m’en fiche de ça. -Tu ne devrais pas, mais tant pis. -Ses monstres du passé ont pullulé pendant un moment, puis, plus rien ; mais le fait est que les forages ont cessé ; et avant de pouvoir les reprendre pour de bon on avait besoin de faire une mission de reconnaissance… au fond du cratère, continua Ward. Squall je ne voudrais pas t’inquiéter pour rien mais mieux vaut rester prudent, car les monstres qui sortaient du liquide que (Shi…Shu ?) t’a apporté sont bien plus dangereux que ceux affrontés jusqu’ici. -D’accord, j’ai compris. Enfin un peu d’action… Montre nous ces fichus monstres et les ouvriers seront rassurés de voir à quel point le Seed est bel et bien vivant. Soldats ! Vérifiez vos armes et vos associations, nous allons à la chasse aux fossiles…
Scène 10 : Une inquiétude
Kiros et Ward se dirigeaient vers l’embouchure d’où s’exhalaient des milliards de milliard de particules faisant s’affoler le compteur Geiger. Les Seeds et leurs aspirants les suivaient. Tous entrèrent dans un habitacle dans lequel se trouvait un monte-charge ; ils descendirent couche après couche, s’enfonçant de plus en plus dans la terre. Ils s’arrêtèrent plusieurs fois pendant de cours instants avant d’arriver à un étage parfaitement cerclé et blanc où l’aiguille grimpa d’un coup. Carol les attendait enlevant une combinaison anti radioactivité. « Comme vous pouvez le constater, la radioactivité présente est passablement élevée. Nous allons procéder à des examens médicaux ensuite vous prendrez chacun une combinaison. » Les Seeds furent les premiers à être prêts ainsi que jack qui trépignait Kiros et Ward ayant eu leur compte pour la journée n’iraient pas plus bas. Restait Linoa et Tony, Tous deux anxieux. « On…On peut prendre nos armes ? demanda-t-il naïvement -Evidemment crétin, dit jack. -Ne me traites pas de crétin, débile ! -Tu...commença Jack. » Ling leur dit de la fermer alors qu’elle finissait de mettre sa combi. De son coté Linoa se débattait avec la sienne beaucoup trop grande. «Normal, c’est la mienne, dit Ward. La dernière du lot pas de chance. -Je suis désolé Linoa tu vas devoir rester ici. Ne t’inquiètes pas ce n’est peut être rien de dangereux, assura Squall. -Umpf, tu dis ça pour te débarrasser de moi, dit Linoa en croisant les manches ballantes de la tenue. -Fais pas la tête , un bisou ? -Si t’insistes… » Au moment où ils allaitaient s’embrasser, Linoa plaqua sa main sur la bouche de Squall « Mais pas avant d’avoir acheter une maison à Winhill. D’accord ? -Bon... d’accord, j’abdique. » Squall fit mine de rejoindre les autres, Linoa tourna la tête sauf que Squall revint juste à coté pour lui voler un baiser. Enfin, il partit avec l’équipe sur le monte-charge, laissant Linoa grogner dans son coin. Le groupe de soldats passèrent par diverses trappes avant de pénétrer dans le cœur du cratère, où il y aurait les monstres les plus terribles au monde…
Scène 11 : La Revanche Le monte-charge descendait ; en fur et à mesure que Squall et son équipe du ‘’cœur ‘’, ils ressentaient tous comme une certaine inquiétude. Quelque chose intriguait Squall tout particulièrement ; d’après Kiros et Ward, les monstres pullulaient dans les entrailles de la terre ; mais là, c’est comme si les monstres s’étaient volatilisés, ou n’étaient jamais venus. L’endroit était sombre, faiblement éclairé par des lampes électriques de miniers et un… lac. Il ressemblait à une source de déchets radioactifs mais en vérité, Squall s’en doutait, il s’agissait des âmes condensées des monstres venant de la ‘’larme sélénite’’ de Trabia. Le cœur de la fosse abritait des milliers d’âmes de monstres en colère, heureusement rendormies ; mais pour combien de temps encore ? Le lac brillait mal dans les ténèbres du fossé. Les Seeds pouvaient à peine distinguer les parois et le sol de la cavité. Squall plissa les yeux et parvint à voir… « Selphie, la couleur des parois ne te rappellent rien ? -Si, elles sont de la même couleur que les murs que la Lunatic Pandora. Qu’est ce que ça veut dire ? -Je n’en sais rien, répondit Squall. Plus je suis ici, plus j’ai une mauvaise impression. -Moi aussi, je n’aime pas trop ça. J’aurai préféré affronter une armée de Griffons. -Tu m’étonnes c’est lugubre mais nous avons une mission alors on fait un tour juste ‘’au cas où’’ il y aurait un truc intéressant. »
De leurs cotés les aspirants se chamaillaient en cachant leur tension. Ils s’attendaient à du combat mais n’eurent jusque là que des frissons dus à la noirceur du ‘’cœur’’. Bientôt, ils se demandèrent se qu’ils fichaient dans ce trou. Il n’y avait rien. Ou presque… « Bon bah pour la fiesta aux monstres c’est raté ! s’exclama Selphie. -Selphie, éloigne toi du rebord de ce lac, si tu tombes ce ne serait pas très malin, conseilla Squall. -Puff…Il y’a rien à craindre, j’maitrise… -Qu’est ce qu’elle c’la pêtes celle là ! Grinça Jack au loin, un peu top sûr de lui. -Quoi ! T’as dit quoi encore p’tit con ? répondit-elle du tac-au-tac (C’était la première fois que Squall et Nida voyaient Selphie aussi rouge de colère : elle détestait Jack.) »
Selphie s’éloigna du bord du lac pour enseigner les bonnes manières à l’aspirant Jack. Mais elle ne fit pas un pas, qu’une main gigantesque et aux longs doigts s’empara de sa cheville gauche. « Kiaaah ! Au secours ! Lâche-moi, mais lâche-moi saleté ! criait Selphie tandis qu’elle assenait des coups de nunchaku la ‘’main’’ et que l’équipe la retenait par le corps dans l’autre sens. » La ‘’main’’ ne lâcha pas ; elle précipita Selphie dans les méandres du lac vert, laissant le reste de l’équipe sous le choc, Squall en premier. « Noooonn ! Selphie ! Ce n’est pas possible ! » Squall était désespéré, il avait plongé dans le lac pour aller la retrouver : elle était vivante ! Squall la voyait se débattre contre l’emprise de la ‘’main’’ comme elle le pouvait. Squall fonça sous l’eau grâce à ‘’Booster’’ et érafla la ‘’main’’ d’un coup rageur avec sa gunblade, ce qui libéra Selphie. Ils revinrent sur la rive du lac souterrain, ayant survécu grâce à leurs combinaisons. « Bordel, c’était quoi ça ? Tempêtait Nida qui avait dégainé son épée. -Nous allons bientôt le savoir… dit Jack la gunblade prête. -Chuut… Selphie tout va bien, tu es vivante, consolait Squall parce que son amie sanglotait dans ses bras, complètement paniquée. »
Ton amie a raison de pleurer… Vous allez tout de suite savoir qui je suis…Décubitus… La voix semblait venir d’outre-tombe, au sens propre, elle rappelait des souvenirs que Squall pensait enterrés depuis longtemps ; il s’était lourdement trompé. Des ailes noires s’extirpèrent du lac, faisant léviter un corps long et fin mais puissant et à la peau jaune… « Ce… ce n’est pas possible, pas toi, pas maintenant…soufflait Squall » Cela est tout à fait possible… Tu vas payer pour ton impudence…Je n’ai rien oublié… Un shumi de très grande taille. LE shumi déchu. LE NORG. « Content de revoir ton maitre, Seed ? -Tu n’es pas mon maitre ! Éructa Squall. -Ha, ha, ha, ha, tes paroles sont d’un risible… pantin ! -Qu’est-ce que tu veux ? Cracha Squall. -Ce qui m’appartient …Récupérer… tout ! Le Seed… la BGU…ma fortune…et ensuite, le MONDE ! -Nous t’en empêcherons ! -IMBECILES ! Je ne suis plus la créature impotente que vous avez combattue il y a quatre ans ! » Norg fonça sur Squall et Selphie ; ils se mirent en garde mais Norg fut le plus rapide et mit K.O les deux Seeds en écartant simplement les bras. Les Seeds prirent chacun un pêche dans le visage qui les firent voltiger dans deux sens opposés. Black-out… Une fois encore, l’obscurité régnera en ce monde…
Final Fantasy Forever
Scène 12 : Fourberie Norg se préparait à achever Squall quand Tony se mit à tirer en rafales ; le Shumi esquiva sans peine les balles grâce à son Booster et attaqua Squall des ses griffes acérées. Du sang gicla de son corps. C’est alors que Ling lança sa Limit Break ‘Sanatorium’. Plusieurs passerelles au dessus d’eux, la confusion régnait. Voilà trop longtemps que les Seeds étaient descendus dans le ‘cœur’. Linoa se rongeait les sangs ; Carol faisait mine de ne pas s’en soucier ; quant à Ward et Kiros, ils se disputaient à ce sujet. « Et moi j’te dis qu’il faut descendre voir se qu’ils foutent, hurlait Ward pour la énième fois, revêtu de sa gigantesque combi. Ça sent pas bon cette histoire ! -Encore une histoire de feu et de flammes ? plaisantait Kiros apparemment calme alors qu’en vérité lui aussi s’inquiétait. -Raaah ! Prends ta combi et viens. -Je l’ai prêté à Miss Ling. -Encore une excuse ; tant pis j’y vais sans toi, car comme disait ma grand-mère, il y’a pas de fumées sans œufs. -Fumée sans feu. -…Peu importe, la poisse c’est d’attendre que ça arrive ! »
Ward emprunta le seconde monte- charge qui descendit furieusement vite car Ward avait mis la vitesse à fond. Quelques minutes passèrent avant qu’il ne remonte aussi vite. « Et bien t’es rassuré mon vieux, ils vont bien ? demanda aussitôt Kiros en se tournant vers l’ascenseur. -Arg..Aaaargg, arriva seulement à prononcer le géant. -Ward !! cria Kiros en dégainant ses deux sabres. » Un bras jaune et épais enserrait la gorge du géant, tandis que Norg se tenait derrière Ward en se servant de lui comme d’un bouclier humain. Kiros voulu se précipiter à la rescousse ainsi que Carol et Linoa qui tenait en joue Norg avec son rotator. « Faites un seul geste, et je brise la nuque de votre ami ! Menaça Norg alors que Ward n’arrivait pas à se débattre. Toi ! Le scientifique, tu viens avec moi ! »
Carol obtempéra ; de sa main libre le shumi l’assomma et relâcha Ward en le poussant par terre pour prendre Carol en otage à sa place. Ensuite le monte charge mena Norg à la liberté. A ce moment, le premier ascenseur revint avec l’équipe de Squall, aux visages abattus et aux corps brisés.
Squall tenait par-dessous l’épaule Selphie qui avait un énorme œil au beurre noir, aidé de Nida, la bouche ensanglantée. Jack était K.O, trainé par Ling qui s’en était sorti en se soignant de peu. Tony n’avait aucune égratignure ; mais tous présentaient leurs combinaisons déchirées ou abimées par la force brutale de Norg. « Norg, cette pourriture est revenue d’entre les morts, pesta Squall qui avait une sacrée blessure sur le thorax. -Nous savons, il a pris Carol en otage ! Mon Dieu vous allez bien ? demanda Linoa complètement paniquée à la vue de Selphie et de Squall. -Ça peut aller, j’ai la tête comme un marteau-piqueur mais ça va, mentit Selphie qui retenait ses larmes. -Pourquoi..kof, kof.. le p’tit n’est pas blessé lui ? toussait Ward qui reprenait son souffle en parlant de Tony. -Ce shumi… il a dit qu’il ne s’intéressait pas aux faibles comme moi. Je n’avais plus de balles mais j’aurai du le.. -Et moi alors, se lamenta Ward la tête baissée, je n’ai rien pu faire… Je suis désolé. -Ce n’est pas votre faute, dit Squall avec aigreur en se redressant. » Pendant ce temps, dans le monte-charge. « Tu peux parler maintenant, Carol, lève toi, ordonna Norg. -Avec plaisir. Vous ne retenez pas vos coups dites. -Ne te plains pas, tu n’as ressenti qu’une infime parie de ma force qui vas croissante depuis ma rédemption. Notre plan est en place ? -Oui, répondit Carol. -Alors c’est excellent, parfait même, parfait. Nous tenons notre revanche, Carol. Ha, ha, ha, ha, ha! »
Et tandis que le shumi s’esclaffait, le visage de Carol se peignit d’une étrange expression mêlant haine, colère… et tristesse. 
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